Mon nom est Personne
de Alexander Moritz Frey
Traduit de l'allemand par Jean-Jacques Pollet et Pierre Giraud
Illustrations d'Otto Nückel

Mon nom est Personne de Alexander Moritz Frey
Date de parution :10 février 2022
Nombre de pages :352
Prix :20 €
ISBN :978-2-918619-48-2
Genre :Roman

Le livre

Un mystérieux inconnu, qui se fait appeler Solneman, se présente un beau matin devant le bourgmestre d’une petite ville et lui propose d’acheter, pour une somme fabuleuse, le parc municipal. Il pose toutefois une condition : ne voulant être dérangé par personne et souhaitant vivre à l’abri des regards, il fera construire tout autour du parc une immense muraille de trente mètres de haut. Après quelques hésitations, l’accord est conclu et l’étranger s’installe dans son parc. Bien vite, pourtant, Solneman devient l’objet de toutes les discussions. Que se passe-t-il de l’autre côté de cette maudite muraille ? A quelles activités certainement contraires à l’ordre et aux bonnes mœurs s’adonne-t-il ? Pourquoi cache-t-il toujours son visage derrière un masque ? Et pour qui se prend-il, cet excentrique, à vouloir vivre ainsi, coupé du monde ? En voilà une attitude intolérable ! Rongés par la curiosité, les citoyens de la ville vont tout mettre en œuvre pour découvrir ce qui se trame derrière le mur érigé par cet insupportable étranger.

Ironique et plein de fantaisie, ce roman publié en 1914 n’a rien perdu de son mordant.

L’auteur

Auteur de nombreux romans et nouvelles, Alexander Moritz Frey est né à Munich en 1881. Pacifiste et opposé aux nazis, il doit fuir l’Allemagne, où ses livres sont brûlés, et se réfugier en Autriche en 1933. Exilé en Suisse à partir de 1938, il y est longtemps interdit de publication et survit dans la précarité. Il meurt à Zurich en 1957, oublié de ses contemporains.

L’illustrateur

Ami d’Alexander Moritz Frey, Otto Nückel (1888-1955) était graveur, illustrateur, peintre et caricaturiste. Les gravures reproduites dans ce livre sont tirées de l’édition de 1920 du roman d’A. M. Frey.

Les échos

« Un petit bijou d’ironie qui mérite de garnir le rayon des bibliothèques consacré aux perles rares. Cette fable à l’humour féroce file un bon coup de pied au derrière de la médisance, taloche les mesquins et égratigne les genoux des envieux. »
ODP31 – Babelio.com – Lire l’article

« Entre burlesque et inquiétude métaphysique, freaks et philistins, Alexander Moritz Frey suggère, en 1914, à quel point un personnage romanesque, anonyme est mystérieux, est le réflecteur de nos paniques collectives, risibles mais touchantes. »
Marc Verlynde – La Viduité – Lire l’article

« Bien qu’écrit avant l’exil forcé de son auteur, ce roman fait très bien ressortir l’ambiance xénophobe de l’époque, le phénomène de masse exacerbant les tensions et rendant les différences de plus en plus insupportables. Un roman mordant, délicatement illustré par les gravures d’Otto Nückel. »
Librairie La Fleur qui pousse à l’intérieur – Dijon

« La peur de l’étranger, le repli sur soi, le rappel à l’ordre de la bienséance absurde, depuis son écriture en 1914, tout a changé et rien n’a changé. Et toujours la même réponse, de l’ironie, du style et du cinglant! »
Librairie La Marge – Haguenau

« Pépite à lire absolument ! »
De Bloomsbury en passant par Court green

« Une régalade de fantaisie : un livre inévitable de ce début de printemps »
Éric Dussert – L’Alamblog – Lire l’article

« Terriblement génial, et malheureusement particulièrement actuel. À lire absolument pour passer du bon temps et réfléchir sans prise de tête! »
Andreas Lemaire – Librairie Myriagone – Angers

« Un texte fascinant »
Nikola Delescluse – Paludes – Radio Campus Lille – Ecouter l’émission

« Aussi drôle que mordant en diable »
Thomas Flagel – Poly n°244Lire l’article

Philippe Schweyer – Novo n°63Lire l’article