La Ballade du peuplier carolin
de Haroldo Conti
Traduit de l'espagnol (Argentine) par Annie Morvan

La Ballade du peuplier carolin de Haroldo Conti
Date de parution :18 janvier 2018
Nombre de pages :193
Prix :17 €
ISBN :978-2-918619-41-3
Genre :Nouvelles

Le livre

« On pense généralement que les journées d’un arbre se ressemblent toutes. Surtout s’il s’agit d’un vieil arbre. Mais non. Une journée d’un vieil arbre est une journée du monde. »

Dans l’ombre bienveillante du peuplier carolin, les souvenirs affluent, les destins s’entrecroisent : l’oncle Agustín court comme un cheval fou pour essayer d’atteindre l’horizon, la belle señorita Lombardi fait tourner toutes les têtes, le señor Pelice transforme son amour en véritable feu d’artifice, Argimón rêve de voler comme un ange.

Dans cette ode lumineuse à l’amitié et à la vie, Haroldo Conti livre un combat acharné contre le temps et l’oubli, et célèbre avec une délicatesse infinie la mémoire de ces êtres chers qui jamais vraiment ne disparaîtront.

L’auteur

Haroldo Conti, dont Gabriel García Márquez a dit qu’il était l’un des plus grands écrivains argentins, est né en 1925 à Chacabuco, dans la province de Buenos Aires. Enlevé dans la nuit du 4 au 5 mai 1976 par des hommes à la solde du pouvoir dictatorial, il est porté disparu depuis cette date.

Les échos

« Ce recueil de nouvelles éblouissant porté par une attention aux petites choses du quotidien, à la description d’objets modestes, invite à la rêverie et fait naître, chez le lecteur, un sentiment d’intemporalité qui touche au cœur »
(Librairie L’Usage du monde – Paris)

« Merveilleux livre! Lumineux et poétique. Haroldo Conti nous fait voyager dans ses souvenirs d’enfant, puis d’adulte. Il nous conte l’histoire de son village, de ses habitants, de leurs vies simples et de leurs petites folies. Tout ceci se déroule près du peuplier Carolin et d’une végétation resplendissante. Un vrai moment de bonheur. »
(Jean Grazzini – Librairie Actes Sud – Arles – Coup de coeur)

« Chef d’oeuvre! Magnifique! »
(Françoise Sitter – Librairie Totem – Schiltigheim – Coup de coeur)

« On ne peut plus ignorer que les arbres ont une vie, une vie secrète. Le peuplier carolin de Haroldo Conti a même une âme; il grandit, il apprend, il se souvient : le vieux colosse sauvage est un être vivant, il se dresse, il est debout. Et l’homme à l’ombre de son feuillage, écrasé par un labeur estival, rêvera qu’il est, aussi, un arbre. Dans ce recueil de nouvelles, Haroldo Conti – un « disparu » de la dictature argentine – nous trace l’effacement, la disparition des lieux de son village natal Chacabuco, mais aussi celle des écrivains, des rêveurs d’avenir, que la mort ou les militaires ont brisés, l’évanouissement d’un monde rural, un monde de lenteur, de labeur et de poésie quotidienne, de sa province argentine, de ses gens fiers et droits qui s’élèvent en leur dignité. »
(Librairie Vent de soleil – Auray – Coup de coeur)

« La voix de Haroldo Conti résonne longtemps, elle vibre à la manière d’une amulette sertie dans un décor naturel empreint de beauté végétale et minérale. C’est un poète qui nous écrit, un poète du monde grand et petit, un poète de la mémoire, de la filiation et de l’attachement au territoire, un poète de l’altérité. C’est éblouissant, épiphanique, la lecture après quelques lignes à peine se fait entêtante. Pas un mot de trop, pas de manque, on se retrouve mêlé à ses histoires. La justesse est belle. »
(Fabien Bernier – Librairie Decitre – Grenoble – Lire l’article)

« Un livre empli de poésie, de rêve, dédié au village natal et à ceux qui nous ont quittés mais nous accompagnent toujours, et au peuplier carolin, centre de ce petit monde »
(Librairie Les Traversées – Paris – Coup de coeur)

« L’une des voix les plus authentiquement fraternelles de la littérature d’Amérique latine. »
(Yann Fastier – Le Matricule des Anges – Février 2018 – Lire l’article)

« La magie extraordinaire des textes d’Haroldo Conti… »
(Nikola Delescluse – Paludes – Radio Campus Lille – Ecouter la chronique)

« J’ai trouvé dans ce livre un grand poème avec ce peuplier carolin qui nous est conté dans le premier texte, et c’était si doux, si beau qu’au bout de quelques lignes, je n’ai pas pu résister au plaisir de me lire ces mots pour moi seule, à voix chuchotée comme celle du vieux peuplier quand un léger courant d’air traverse son feuillage. »
(Simone Tremblay – Blog La Livrophage – Lire l’article)

« La beauté qui illumine ces pages est d’autant plus foudroyante qu’elle est sans cesse menacée par la vanité et le dérisoire : toute superbe est à la fois sublime et vaincue par une mortifiante défaite, qui ne lui donne que plus de prix. »
(Claire René – Blog Lavisdeslivres – Lire l’article)