La Marche royale
de Andreas Latzko
Traduit de l'allemand par Nathalie Eberhardt
Bois gravés de Robert Antral

La Marche royale de Andreas Latzko
Date de parution :9 février 2017
Nombre de pages :63
Prix :10 €
ISBN :978-2-918619-35-2
Genre :Roman

Le livre

La Grande Guerre est finie. Le tisserand Cesare Pasquali rentre chez lui en Italie après avoir été fait prisonnier en Autriche. Amputé de deux doigts, il ne peut plus exercer son métier et se retrouve plus misérable dans son village de Ligurie que lors de sa captivité sur le sol de l’ennemi où son départ fut pleuré par ceux qui étaient supposés le haïr mais qui lui firent une place parmi eux. Poussé par la nostalgie de cet accueil, il décide de regagner la frontière. Mais le sort ne tarde pas à placer sur sa route un homme très particulier qui va devenir pour lui beaucoup plus qu’un frère…

En dénonçant les traditions cocardières qui inoculent aux hommes la fierté nationale, excitent le désir d’affrontement et cultivent un instinct mortifère, La Marche royale met en garde contre les préjugés et le conditionnement identitaire pour mieux chanter les idéaux humanistes et universalistes qui seuls rassemblent les hommes. Andreas Latzko invite à privilégier les lumières de la raison et la fraternité plutôt que l’ivresse de la virilité et le patriotisme exalté.

L’auteur

Ecrivain austro-hongrois, ami de Romain Rolland et de Stefan Zweig, admiré par Henri Barbusse, Andreas Latzko (1876-1943) est notamment l’auteur d’Hommes en guerre.

Echos

« C’est un livre vraiment percutant, un chef-d’oeuvre comme « Le joueur d’échecs » de Zweig, dont la langue, la traduction et la thématique éblouissent… »
(Guillaume Le Douarin – Librairie L’Ecume des Pages – Paris – Coup de coeur)

« Un texte court à la puissance rare. Limpide et en résonance avec la situation politique aujourd’hui. Ecriture forte pour texte fort. »
(Céline – Librairie Prado Paradis – Marseille – Coup de coeur

« Une claque sèche à l’encontre de tous les discours identitaires présents ou passés. Un fable à méditer. »
(Librairie Le Texte libre – Cognac – Coup de coeur)

« Un court texte écrit dans l’entre-deux-guerres qui nous montre où peuvent nous mener les mécanismes identitaires, patriotiques et la connerie humaine. Éclairant et indispensable. »
(Pascal – Librairie La Parenthèse – Annonay – Coup de coeur)

« Dans un roman à la dimension de parabole, l’austro-hongrois Andreas Latzko met en scène les ravages du nationalisme et de l’endoctrinement. Implacable. »
(Sophie Deltin – Le Matricule des Anges – Mars 2017 – Lire l’article)

« Admirable! Une mise en garde contre les préjugés et les dérives nationalistes. »
(Librairie Privat – Toulouse – Coup de coeur)

« Texte important qui n’a pas vieilli et pourrait tout autant servir encore d’avertissement aujourd’hui (la fierté nationale, le désir d’affrontement, l’irréversibilité des actes…). Texte court agrémenté de bois gravés de Robert Antral, objet, texte important, magnifique, fable à la portée universelle, qu’il faut lire et faire lire pour faire reculer la bêtise! »
(Aurélie Janssens – Librairie Page & Plume – Limoges – Coup de coeur)

« Avec La marche royale, c’est sous la forme d’un court récit qu’il traduit l’impossible fraternité entre des hommes conditionnés par une culture identitaire et des réactions guidées par les préjugés. »
(Librairie du Rivage – Royan – Coup de coeur)

« Loin des absolus patriotiques, Andreas Latzko nous a légué une fable humaniste. Un petit texte antimilitariste, anti-bêtise, nécessaire! »
(Librairie Passages – Lyon – Coup de coeur)

« Un très beau texte, humaniste et universaliste »
(Librairie Lignes d’horizons – Saujon – Coup de coeur)

Chronique de Nikola Delescluse – Paludes – Radio Campus Lille – Ecouter

« Un court texte tout en subtilité et finesse sur les méfaits du patriotisme exacerbé au détriment des valeurs humaines et fraternelles. C’est dire s’il est d’actualité! »
(Librairie Le Bal des ardents – Lyon – Coup de coeur)

« C’est un texte extrêmement actuel et très riche. Il est servi par une écriture extrêmement intelligente (et une traduction particulièrement réussie), à la fois légère et virevoltante par la manière de dire les choses mais surtout profonde pour le propos. »
(Cecile’s Blog – Lire l’article)

« Ce classique de la littérature pacifiste des années 20 démontre avec clarté en quoi la passion cocardière mène immanquablement à des pulsions meurtrières. Un texte majeur et édifiant. »
(Martin Knosp – Librairie Brouillon de culture – Caen – Coup de coeur)

« Un grand récit humaniste, court mais intense qui dit l’horreur de la guerre et de la passion nationaliste. Poignant et superbe! »
(Librairie Les Buveurs d’encre – Paris – Coup de coeur)

« Aussi bref qu’édifiant, ce texte de 1932 est encore malheureusement d’actualité et montre comment le sentiment d’identité nationale artificiellement inculqué fait des ravages dans le coeur même des hommes… Pas surprenant que cet auteur pacifiste ait été admiré par Zweig! »
(Librairie Delamain – Paris – Coup de coeur)

« Le grand écrivain qui, mieux que tout autre, a vomi la guerre, nous a montré ici, par une péripétie saisissante, cette grande loi : les sentiments sont choses flottantes et susceptibles de prendre toutes les directions des vents terrestres ; la meilleure volonté, la plus touchante sincérité, peuvent tourner mal si elles ne sont pas réglées par une vue juste. Comprendre d’abord, aimer ensuite. Les opprimés marcheront délibérément dans leur voie historique lorsqu’ils auront donné corps à ce commandement qu’on a toujours tenté soit par sottise, soit par calcul, de brouiller à leurs yeux. »
(Henri Barbusse – L’Humanité – 16 septembre 1926)